Messieurs
les Ministres ;
Messieurs les Chefs des Missions Diplomatique ;
Monsieur le Gouverneur de la Province du Centre ;
Monsieur le Délégué du Gouvernement
auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé
;
Monsieur le Secrétaire Général
du Ministère des Postes et Télécommunications;
Messieurs les Directeurs Généraux ;
Messieurs les Directeurs ;
Autorités Administratives ;
Distingués Invités ;
Chères Etudiantes et Chers Etudiants ;
Mesdames et Messieurs.
La
cérémonie qui nous unit aujourd’hui
est celle de la rencontre de l’Ecole et de l’entreprise.
C’est à l’initiative de l’Ecole
Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications
qui a baptisé ce grand rendez-vous Journées
ENSPT/INDUSTRIE.
L’objectif
visé est, du côté de l’Ecole,
une plus grande prise en compte des attentes et des
besoins de l’Entreprise dans ses cursus et, du
côté de l’entreprise, une meilleure
connaissance de l’ENSPT. Donc, durant trois journées,
l’Ecole et l’Entreprise vont se rapprocher,
dans un même espace, pour apprendre à se
connaître et à se donner la main. Car,
comme il vient d’être dit par le Directeur
de l’ENSPT, l’Ecole et l’Entreprise
et de surcroît une Ecole de formation professionnelle,
sont faites pour être ensemble. Elles ont besoin
l’une de l’autre.
La
finalité d’une école de formation
professionnelle est de former des étudiants pour
le monde du travail et donc de l’entreprise, au
travers d’une gamme de cursus. Or les techniques
et les pratiques professionnelles sont vivantes, dynamiques.
Seule la relation entre l’entreprise et l’Ecole
est de nature à permettre à cette dernière
d’intégrer cette réalité
dans son enseignement pour être en phase avec
les évolutions techniques et organisationnelles.
Mesdames et Messieurs,
Dans
un contexte de chômage de masse le diplôme
reste globalement une arme contre le chômage,
même si la nature du cursus suivi induit de nombreuses
disparités. Cependant dans le climat actuel le
diplôme n’est plus la seule valeur prise
en compte par les employeurs qui s’intéressent
également à d’autres critères
comme le niveau de professionnalisation du candidat.
Conscient
de cet état de chose, le gouvernement dans sa
politique de lutte contre le chômage des jeunes,
soutient l’effort des écoles de formation
professionnelle et technique telle que l’Ecole
Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications,
qui délivre des diplômes construits sur
des cursus professionnalisants et offrant à leur
détenteurs, la possibilité de mieux s’insérer
dans le marché du travail.
Il
est évident que l’Etat ne pourra pas indéfiniment
supporter le coût des formations que les Ecoles
entendent promouvoir et développer. Les entreprises
se doivent de contribuer à donner aux Ecoles
les moyens à délivrer des formations de
très grande qualité. Mais il ne faudrait
pas que les établissements d’enseignement
supérieur se contentent de tendre leur sébile
aux entreprises en disant « voilà, il faut
que vous nous donniez de l’argent si non on va
mourir, l’Etat est pauvre, il ne peut plus financer
nos projets de développement, mais en retour,
n’attendez rien de nous ». ça c’est
le « charity business » qui ne peut durer
longtemps.
D’ailleurs,
on aurait du mal à comprendre, comment, à
chaque fois, on peut se défendre auprès
d’un Conseil d’Administration d’avoir
décaissé de l’argent parce que l’on
veut soutenir telle ou telle école sans rien
en échange.
On
pourrait tout aussi avoir du mal à comprendre
comment l’Entreprise peut avoir un avenir sans
la formation et la recherche et comment un établissement
d’enseignement supérieur professionnel
et de recherche peut avoir un avenir sans le concours
des entreprises. Ça me semble complètement
impossible.
Un établissement d’enseignement supérieur
professionnel est un établissement qui forme,
que ce soit par la formation initiale ou la formation
continue, des hommes et des femmes qui iront travailler
dans des milieux professionnels d’entreprise.
Comment l’entreprise survit-elle, si elle n’a
pas des ressources humaines bien formées et qui
doivent continuer de se former ?
Donc
l’Ecole et l’Entreprise ont besoin l’une
de l’autre. Mais il faut que les deux arrivent
à un partenariat bien construit et non simplement
à quelque chose de relationnel, d’artisanal.
Dans
une intensification de la concurrence, il faut passer
du stade artisanal, relationnel à un stade «
industriel » du partenariat, où chacun
des partenaires tire son épingle du jeu. Il existe,
à mon sens des solutions pour que l’Ecole
et l’Entreprise soient de réels partenaires,
pour que la relation entre l’Ecole et l’entreprise
soit une relation gagnant-gagnant :
Je
vois :
- une plus grande ouverture de l’Ecole vers les
entreprises ;
- une présence réelle de l’entreprise
sur le campus ;
- des innovations sur les cursus, la pédagogie,
sur les diplômes, par l’implication de l’Entreprise
dans la formation et les choix des sujets d’enseignement
;
- une participation aux recrutements des candidats ;
- la conduite, ensemble, des projets de recherche.
En
agissant ainsi, l’Ecole et l’Entreprise
s’engageraient dans une relation tous bénéfices
pour les deux parties.
A
cet égard, je voudrais relever, pour m’en
féliciter, qu’un certain nombre d’entreprises
et d’associations sont déjà engagées
dans une relation formalisée de partenariat avec
l’ENSPT.
Il
s’agit, sans toutefois être exhaustif de
:
- MTN-Cameroon ;
- EXPRESS-UNION SARL ;
- AGRO-PME Fondation;
- LABOTEL ;
- ADCOME.
Nous allons, dans quelques instants, procéder
à l’inauguration d’un Laboratoire
Multimédia, mis en place à l’ENSPT
grâce au concours appréciable de MTN-Cameroon
et l’Association pour le Développement,
la Communication et l’Environnement (ADCOME).
Ce
laboratoire va pouvoir permettre aux étudiants
de cette institution, ainsi qu’à leurs
enseignants de profiter de l’extraordinaire masse
de ressources disponibles sur le Web.
Ce
centre d’accès à l’information
et à l’Internet joue, en milieu scolaire,
le même rôle que les Télécentres
Communautaires Polyvalents pilotés par mon département
ministériel en milieu rural. Cela est une illustration
du partenariat entre le secteur public et le secteur
privé, prôné par le Président
de la République. Le Gouvernement encourage des
initiatives comme celles-là.
J’exhorte
donc les autres entreprises à s’engager
dans cette voie.
Mesdames
et Messieurs
Sur
un autre plan, nous allons procéder à
la remise solennelle des parchemins à une promotion
d’élèves, à 348 élèves
exactement, sortis des fonds baptismaux de l’Ecole
Nationale Supérieure des Postes et Télécommunications.
Comme
c’est palpitant ! Car en effet, la sortie d’une
promotion est toujours un moment exaltant. Pour le formateur,
c’est la fin d’une longue période
de prise en charge du formé. Pour le formé,
c’est la fin d’une longue période
d’efforts et parfois de stress. Les deux vont
alors fêter la satisfaction du devoir accompli.
Mais je crois que la fête est aujourd’hui
beaucoup plus celle du formé.
Chers
lauréats ! nous partageons votre joie. Depuis
de long mois, vous attendiez cet instant. C’est
une issue remarquable et nous sommes heureux de pouvoir
nous réjouire avec vous de cette issue remarquable.
Le parchemin que vous allez recevoir dans quelques instants
est la validation d’un acquis professionnel qui
vous permet d’envisager l’avenir avec optimisme.
Et comme dit le proverbe : « un métier
bien appris vaut mieux qu’un gros héritage
», ce parchemin vous ouvre la porte de sortie
vers le monde du travail. Je vous encourage à
être persévérant en évitant
des pratiques et des raccourcis qui ne peuvent que dévaloriser
votre parchemin.
Aux
promotions encore en formation, je recommande discipline,
endurance au travail et quête permanente de l’excellence
pour que d’ici à quelques mois, nous soyions
entrain de fêter, aussi, leur sortie.
Mesdames
et Messieurs
Je
vous remercie.
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